Chronique de l'album « Sur un fil doré » parue dans Trad Mag
Il y a le violoncelle. Et la violoncelliste. A dire par là que si l'instrument est vibrant d'émotion, il l'est tant par son bois que par le crin qui le frotte, et la main qui lui donne l'émoi. A dire aussi qu'il est autant d'instruments que d'instrumentistes. Et que ce premier parcours en solo est celui d'une voie toute personnelle. Non qu'on oublie l'accordéon, des guitares, de la contrebasse, ou du bodhran, ou même le ressort musical d'un canapé qui s'y mêlent. Mais que le choix des morceaux est celui d'un long et éclectique vagabondage où l'oreille s'est faite de rencontres multiples : celle de Nino Rota, Bach, Jo Privat, Caussimon, ou même les Floyds et Genesis, en passant par le trad irlandais. Et la composition, empreinte d'influences tant diverses qu'elles nous semblent connues. Après une incursion remarquée dans l'univers du trad avec Ôbrée Alie, Cécile Girard nous offre là d'écouter ses émois, restitués par la tendresse et la vivacité de son jeu. Un très joli propos.
J.J. Boidron
Chronique de l'album « Sur un fil doré » par Jean-Luc Matte